Le lien entre cannabis et schizophrénie se confirme encore une fois. La consommation de cannabis augmente fortement les risques de devenir schizophrène. Que s’abstiennent les personnes fragiles ou à risque en raison d’antécédents familiaux par exemple !
Le cannabis n’est pas une drogue douce
Il ne s’agit pas de la première étude mentionnant un risque accru de schizophrénie chez les consommateurs de cannabis. Mais avec un recul plus important, ce risque se révèle plus élevé qu’on avait pu le croire.
De plus, sachant que le cannabis est plus toxique que le tabac, de par l’inhalation plus intense du fumeur de joint et de la plus forte concentration de substances toxiques, cette drogue soit disant « douce »est beaucoup moins inoffensive qu’il n’y parait.
Le cannabis étant aujourd’hui la drogue illicite la plus consommée chez les jeunes, la prévention ne doit surtout pas se relâcher. Et celle-ci passe par l’ouverture du dialogue notamment entre parents et enfants, et le plus tôt possible, avant que les jeunes ados n’y soient confrontés.
Le cannabis facilite la bascule vers la schizophrénie
On ne peut toujours pas affirmer que le cannabis provoque la schizophrénie. En revanche, il précipite les sujets fragiles vers cette maladie mentale. Pour cette nouvelle analyse, plus d’une trentaine d’études ont été passées en revue. Le risque de développer des troubles schizophréniquesaugmente de 40% chez les jeunes fumeurs de joints, par rapport à ceux qui n’en ont jamais fumé. Mais ce risque s’élève proportionnellement avec l’intensité de la consommation. Ainsi, les fumeurs réguliers (plus de 100 joints par an, soit environ plus de 2 par semaine) augmentent de 50 à 200% leur risque de souffrir de troubles mentaux (symptômes psychotiques, hallucinations, anomalies de la pensée).
Le cannabis est également associé à des troubles de la mémoire, de l’attention, de la motivation à l’origine d’échecs scolaires et d’isolement. Et enfin, le tétrahydrocannabinol (THC) est un principe actif qui peut générer des angoisses intenses.
Le cannabis étant aujourd’hui la drogue illicite la plus consommée chez les jeunes, la prévention ne doit surtout pas se relâcher. Et celle-ci passe par l’ouverture du dialogue notamment entre parents et enfants, et le plus tôt possible, avant que les jeunes ados n’y soient confrontés.
Outre le fait de « planer sur un nuage » pendant un petit moment, le consommateur de cannabis peut présenter à très court terme des signes de schizophrénie, même chez ceux qui n’ont aucune susceptibilité à développer une telle maladie…
De nombreuses études ont déjà été menées sur le sujet. Les médecins supposaient bien une relation entre le delta-9-tetrahydrocannabinol (THC), principe actif du cannabis, et des symptômes de schizophrénie. Mais Cyril D’Souza professeur de psychiatrie à l’Ecole de Médecine de la célèbre université de Yale aux Etats-Unis a voulu démontrer clairement cette association.
 » Cette étude est un support intéressant pour tester l’hypothèse selon laquelle le système de récepteurs cérébraux sur lequel agit le cannabis doit également être impliqué dans la pathophysiologie de la schizophrénie » justifie le chercheur.
C’est en administrant du THC à des sujets volontaires et triés sur le volet pour ne pas présenter de tendance à la schizophrénie qu’il a effectivement constaté chez eux l’apparition de symptômes particuliers pendant une demi-heure à une heure : paranoïa, troubles de la pensée, problèmes de mémoire et d’attention, dialogue limité avec les interlocuteurs, etc.
Un suivi régulier pendant 6 mois n’a détecté aucune réapparition de signes de schizophrénie chez les participants. Ce travail vient donc s’ajouter aux précédents pour suggérer l’implication des récepteurs cannabinoïdes dans le processus cellulaire de la schizophrénie.
Une conclusion peu étonnante au regard du nombre de fumeurs qui, psychologiquement plus fragiles, à tendance dépressive ou présentant, à leur inssue, une schizophrénie encore sous-jacente, ont développé la pathologie suite aux prises répétées de cannabis