De la famille des Solanaceae (comme la pomme de terre), le genre Lycium regroupe plusieurs dizaines d’espèces dont deux sont particulièrement connues pour leurs vertus thérapeutiques: le Lycium Chinense et le Lycium Barbarum. Les lyciets sont des arbustes de 1 à 3 mètres de haut, à feuilles caduques, à fleurs violettes en corolle, fournissant des petites baies rouges allongées contenant les graines. Les deux espèces ‘Chinense’ et ‘Barbarum’ sont très répandues, mais les souches les plus intéressantes sur le plan phytothérapique sont de l’espèce ‘Barbarum’ et proviennent de régions où les conditions climatiques extrêmes obligent les plantes à s’armer des principes actifs si profitables à notre santé (anti-oxydants, oligo-éléments, vitamines, polysaccharides…). le Níngxià, petite province autonôme nichée à l’intersection du plateau tibétain et du désert de Gobi, où les étés courts et très chauds succèdent aux hivers longs et rudes, est la région la plus réputée en Chine pour la culture du Goji, c’est d’ailleurs cette province qui fournissait historiquement les empereurs de Chine en Goji.

Le nom ‘Goji’ est d’origine chinoise et s’écrit en calligraphie chinoise et désigne la plante de l’espèce Lycium Barbarum. Il s’écrit gǒu qǐ en pinyin (la transcription phonétique du mandarin en écriture latine) et se prononce approximativement « Goutchi ». Les baies elles-même sont appelées gǒuqǐzi le « zi » signifiant « baies ». Le mot Goji (prononcer « Godji ») que nous connaissons aujourd’hui est une tentative de transcription anglosaxone datant des années 70.

On trouve trace du Goji dans un récit de voyage publié à la fin du 19ème siècle par un ethnologue anglais nommé Hurst, qui en parlait en ces termes : « Un médecin de Lhassa m’a fait voir et goûter un fruit d’un goût très particulier, une petite baie rouge, acide et astringente, mais parée selon lui de toutes les vertus possibles et imaginables : guérison des cancers et des tumeurs, victoire contre les épidémies, développement des forces physiques et mentales, vitalité érotique, et même éveil de la spiritualité. Toutes les maladies de l’homme semblent pouvoir être guéries par cette plante bénie des Dieux, jusqu’à la vieillesse et à la mort, retardées bien au-delà des limites que nous connaissons en Angleterre. Ce fruit et ses vertus seraient connus depuis des millénaires par les médecins de la vieille Chine des mandarins, ainsi qu’en Inde et dans toutes les régions de l’Himalaya. »

Les bienfaits du Goji:

Le Goji séché fait partie de la pharmacopée des médecines traditionnelles tibétaine et chinoise depuis des millénaires. Les habitants de ces régions lui prettent des actions au niveau du foie, du rein, de la vision, de la fertilité ainsi qu’au niveau de la vitalité et de la longévité au point qu’il a été décrété officiellement trésor national par les autorités chinoises. Enfin, certaines tribus himalayennes (peuple Hunza) lui attribuent également des propriétés antidépressives c’est pourquoi dans leur dialecte le Goji s’appelle « plante du bonheur » ou « fruit du sourire ».

Depuis le début des années 1990, la baie du goji a fait l’objet de nombreuses recherches scientifiques qui justifient l’usage historique de ces merveilleuses petites baies rouges. La plus importante découverte concerna la présence dans la pulpe de polysaccharides uniques au Goji qui furent baptisés LBP pour Lycium Barbarum Polysaccharides.
Les recherches sur les LBPs publiées depuis ont confirmé leurs effets positifs et notamment:
– l’action antioxydante qui fait du Goji l’aliment le plus antioxydant au monde (loin devant la grenade ou le pruneau),
– l’action anti-âge,
– la protection hépatique,
– la régulation du sommeil et de l’humeur,
– l’action antitumorale,
– l’immunostimulation,
– la protection des cellules de la rétine,
– la régulation de la glycémie,
– l’action anti-cholestérol,
– la régulation de la tension artérielle.
Le Goji étant un fruit extrêmement puissant, 10 à 20 grammes de baies séchées par jour suffisent à en ressentir les effets. Il est recommandé d’éviter de consommer le goji le soir en raison de ses propriétés stimulantes.