Une carence en vitamine D est associée à de plus en plus de plaintes. Des chercheurs américains ont mené une étude à long terme pour étudier le lien entre une carence en vitamine D et une démence ultérieure. Ils ont découvert qu’une carence en vitamine D peut augmenter considérablement la probabilité de développer une démence au cours d’une vie. Un apport correct en vitamine D est donc de la plus haute importance jusqu’à un âge avancé.

La vitamine D, importante pour les personnes âgées

Les personnes âgées sont menacées par une carence vitamine D. Strictement parlant, la vitamine D n’est pas du tout une vitamine, car cette substance n’a pas besoin d’être prise avec de la nourriture, comme une vitamine, le corps peut la former lui-même. Les précurseurs de la vitamine D sont produits par le corps lui-même. Le corps a besoin de la lumière du soleil pour les transformer en vitamine D. C’est aussi la raison pour laquelle les personnes âgées en particulier ont souvent trop peu de vitamine D dans leur corps. Cependant, comme l’ont découvert Thomas J. Littlejohns et ses collègues de l’Académie américaine de neurologie, cette situation est fatale.

Une carence en vitamine D liée à la démence

Les scientifiques ont examiné des échantillons de sérum de 1993 à 1995 sur un total de 1 658 participants à l’étude afin de déterminer leur teneur en 25-hydroxy-vitamine D, un précurseur de la vitamine D, qui est produite dans le corps et ensuite transformée en vitamine D. Au cours des années suivantes, ils ont testé les patients pour détecter les symptômes de la démence en suivant les directives de diagnostic de deux organisations dédiées à la maladie d’Alzheimer et aux autres troubles neurologiques (National Institute of Neurological and Communicative Disorders et Stroke/Alzheimer’s Disease and Related Disorders Association). L’étude a révélé que 171 personnes ont développé une démence au cours de l’étude, dont 102 avaient la maladie d’Alzheimer. Les chercheurs ont comparé ces diagnostics avec les valeurs sanguines qui avaient été déterminées et ont constaté que la probabilité de développer une démence augmentait à mesure que le taux de vitamine D diminuait. Une carence modérée en 25-hydroxy-vitamine D avait 1,53 fois plus de chances de développer une démence qu’un taux sain de vitamine D. Pour une carence vitamine D sévère, le risque était même 2,25 fois plus élevé. Les scientifiques ont déterminé des valeurs distinctes pour la maladie d’Alzheimer. En conséquence, un manque modéré de 25-hydroxy vitamine D dans le sérum augmente le risque d’Alzheimer de 1,69 fois, un manque important l’augmente de 2,22 fois. Le résultat de l’étude est donc clair : Un manque de vitamine D augmente le risque de démence de façon tout à fait énorme.

La lumière du soleil est utile pour un bon apport en vitamine D

Néanmoins, du point de vue de la médecine orthodoxe, il est assez inhabituel de compléter la vitamine D, c’est-à-dire de la prendre par le biais de compléments alimentaires, raison pour laquelle les médecins attirent rarement l’attention sur cette possibilité de prévention à l’heure actuelle. Comme nous l’avons déjà mentionné, le corps ne dépend pas de la vitamine D provenant de l’alimentation, mais peut la former lui-même à l’aide de la lumière du soleil. Le plus important est de rester régulièrement au soleil pour recevoir suffisamment de rayons UV : pendant les mois d’été, dix minutes par jour (à midi) suffisent aux peaux claires pour couvrir leurs besoins. Les personnes à la peau foncée devraient rester au soleil au moins 15 à 30 minutes par jour, mais en hiver, les rayons UVB nécessaires à la production de vitamine D n’atteignent pas la terre en quantité suffisante, du moins pas en Europe centrale et septentrionale. Le corps est donc incapable de produire de la vitamine D pendant les mois d’hiver et doit puiser dans ses propres réserves de vitamine D, mais si ces réserves ne peuvent être reconstituées en été, tôt ou tard, de graves carences apparaissent, qui peuvent se manifester par de nombreux symptômes différents et, comme le montre cette étude, peuvent même contribuer au développement de la démence chez les personnes âgées.

Le soleil peut couvrir vos besoins en vitamine D par rapport aux aliments

Il est vrai que les avocats et la vitamine D provenant des champignons, par exemple, contiennent trop peu de vitamine D. Cependant, il faudrait manger une quantité relativement importante de ces deux aliments chaque jour pour pouvoir couvrir les besoins quotidiens en vitamine D, même approximativement. 20 microgrammes de vitamine D (800 UI) devraient être consommés par des adultes ayant un taux de vitamine D sain selon les sources officielles. Cependant, 150 g de champignons cultivés ne fournissent que 3 microgrammes de vitamine D et 150 g d’avocats seulement 5 microgrammes de vitamine D. En l’absence de soleil, les besoins journaliers en vitamine D s’élèvent à plus de 100 microgrammes (4 000 UI), ce qui peut difficilement être couvert par l’alimentation. Le taux de vitamine D peut être mesuré très facilement par un médecin (comme mentionné ci-dessus, la 25-hydroxy-vitamine D est mesurée dans le sérum). Sur la base des valeurs de départ personnelles, on s’assure ensuite de prendre régulièrement des bains de soleil ou de compléter avec la dose de vitamine D appropriée à chacun sous la forme d’un complément alimentaire de haute qualité.

Quelques conseils utiles pour éviter la carence en vitamine D

La carence vitamine D est constaté chez un milliard de personnes de nos jours, cela est du à un ensoleillement faible. La vitamine D est un nutriment essentiel à la santé dont la source la plus efficace est l’exposition au soleil. Environ 15 mn par jour suffisent pour combler les besoins nécessaires en vitamine D. Vous pouvez compléter votre cure de soleil en mangeant des poissons gras, du jaune d’œuf, des conserves de poissons à l’huile, … mais l’exposition au soleil ne doit pas être manqué. Ainsi, vous ne vous exposer pas aux risques de la démence.